PORTES OUVERTES TOUS LES SAMEDIS - 14:00 / 18:00
HÉLÈNE DESCHAMPSFILMOGRAPHIE
CETTE VILLE ME TUE | 2004, 16mm couleurs et nb, sonore, 19mn
Les Halles du vertige : enchaînement de plans très brefs, vision hallucinée d’un épisode déjà ancien de la politique d’urbanisation pompidolienne.
Le forum consensuel du conformisme : nous devenons des zombies. Purement négatif.
Etat critique de frénésie consommatrice : tout se mélange et tout devient flou, tout va trop vite, les images se confondent, le projecteur s’emballe, l’image saute, se répète, la cadence de défilement des 24 images par seconde n’est plus maintenue. Qu’est-ce donc que ce mouvement saccadé ? Encore du cinéma ? Nous n’entendons plus la musique.
Paris brûle. Et la pellicule s’enflamme.
Qu’est-ce que le cinéma ?
MARIE | 2003, super 8, sonore, 42mn
Témoignage de ma grand-mère, Marie, une femme qui a traversé presque tout le 20ème siècle.
RIPOSTE | 2002, 16mm couleurs, muet, 7mn
Paris, 1er mai 2002. Jean-Marie Le Pen est au second tour des élections présidentielles. Je filme le défilé du Front National et la vague de manifestations et de protestation qui s’en suit.
Pellicule noire. Problème de défilement ? Problème d’impression ? Problème d’exposition ?
Malgré le déferlement vibrant, vivant et massif des voix contradictoires, dans l’après-midi de ce même jour, le Front National est un danger qui persiste, grandit, scintille, impressionne, dérange et menace le déroulement de la vie. De notre vie. Et de nos films.
MANIFESTE | 2001, 16mm couleurs, sonore, 12mn | co-réalisé avec Hugo Verlinde
"Film pamphlétaire radical, "Manifeste" peut servir d’emblème visuel à toute manifestation d’avant-garde. Manifeste est un cri. Un cri pour qu’existe enfin un cinéma libéré de toute contrainte économique, idéologique ou artistique."
(Nicole Brenez, Encyclopédie du court-métrage français, 2004)
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